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Partenaires

Mairie Yaoundé V
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Ministère de l'Elevage et de l'Industrie Animale
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Depuis la fin des années 90, la pauvreté et ses corollaires
menacent la qualité et le cadre de vie des populations , détournant
du développement les ressources rares, décourageant les investissements,
troublant l’ordre publique, anéantissant le capital social des victimes,
freinant le développement, ruinant les espoirs des jeunes générations et créant
un sentiment paralysant d’insécurité, de doute et de redoute au sein de la
communauté.
Les victimes majeures de cette situation sont principalement
les couches les plus vulnérable que sont les femmes et les jeunes à risques à
cause de :
-
La faiblesse de l’encadrement familial (démission des
parents ou du mari dans les familles démunies, les familles monoparentales, les
familles pauvres et même dans certaines familles nanties, conflits intra-familiaux (mésentente, incompatibilité d’humeurs, séparation des parents
suivi ou non de remariage, abandons, orphelinnage…)
-
L’exclusion sociale (due au chômage, à la déscolarisation, à la pauvreté)
-
La tolérance des pratiques répréhensibles ( absence ou abandon de normes de
régulation de comportements nouveaux liés aux nouvelles formes de «
débrouillardise » : homosexualité, exercice du métier de gigolo, prostitution,
…)
De nombreux constats révèlent que les jeunes, en raison de
leur immaturité physique sont, très souvent exposés à divers risques, qui
menacent leur existence. Ils sont de ce fait considérés comme l‘un des groupes
vulnérables et également indexés comme majoritairement auteurs d’actes de
délinquance et de violence qui engendrent le sentiment de peur et d ‘insécurité.
Ces actes juvéniles condamnables ainsi perpétués s’expliquent
par des causes multiples et interrelationnelles, et dont le point commun réside à
la fois, dans le manque d’occupation des jeunes et leur désocialisation.
Il conviendrait de rappeler que la notion de jeunes en
situation difficile englobe :
-
Les « jeunes délinquants » auteurs de nombreux actes
criminels et délictuels mais appréhendés comme stigmatisants au regard de la
nécessité de préserver l‘intérêt supérieur de l’enfant.
-
Les jeunes à risque, notion englobante qui désigne les
catégories des jeunes qui conditionnés par leur environnement anormal,
présentent le risque imminent de commettre un acte, en violation des normes
établis par la société, en raison de leur condition de vie particulièrement
difficile et précaire. Ils constituent ainsi le groupe des inadaptés sociaux,
réduits à la débrouillardise comme unique moyen de survie et d’expression
et par conséquent, exposé au risque de basculer dans la délinquance
Les jeunes à risque peuvent être reparti en plusieurs
catégories que sont :
-
Les jeunes en conflit on en difficulté avec la loi ;
-
Les jeunes désœuvrés ou réduits l’insécurité ;
-
Les jeunes de la rue ou à la rue ;
-
Les jeunes travaillant dans la rue ;
-
Les jeunes déscolarisés ou en dangers moral ;
-
Les jeunes exposés à la violence ;
-
Les jeunes victimes d’abus et de maltraitance (exploitation
économique, esclavage, pédophilie …….) ;
-
Les jeunes victimes de prostitution ;
-
Les jeunes pères ou mères sans moyens adéquats ;
-
Les jeunes victimes de conflits intra familiaux
Le problème qui se pose est de définir des stratégies qui
doivent permettre de penser et de définir autrement les mesures destinées à
protéger durablement les femmes et les jeunes en situation difficile des dangers
qui leur guette, par des solutions adaptées à chaque cas (parce que les causes
de leur malheur ne sont pas identiques ou isolées ), afin de réduire a leur
égard le phénomène de victimisation tout en assurant leur développement
personnel et celui de la société toute entière.
L‘objectif étant d‘assurer l’intégration socioprofessionnelle
de ces femmes et jeunes, au moyen d‘une politique multisectorielle de formation
professionnelle, de réinsertion et de prise en charge au cas par cas pour les
prémunir de la délinquance ou des sentiments de revanche, source de tension,
tout en leur procurant la protection que nécessite leur état. Les femmes et les
jeunes qui constituent la tranche la plus importante de la population, sont une
ressource très mal ou très peu mise en valeur.
Au regard de ce qui précède, nos actions doivent situer les
préoccupations des femmes et des jeunes comme l’un des axes majeurs de notre
politique de lutte contre la pauvreté, en tenant compte des spécificités dans la
résolution des problèmes y afférents .
Sur le plan éducatif et social, nous devons continuer:
-
de soutenir l‘éducation qui est le meilleur moyen de
promotion du développement des valeurs essentielles au progrès durable. Ils
doivent guider nos politiques dans le but de réduire la déscolarisation en
corrigeant les disparités et en sensibilisant sur l’importance du dialogue, de
la coopération et de la tolérance entre les peuples
-
d‘engager en concertation avec d‘autres partenaires, les
actions vivant à définir les mesures de protection spéciale à prendre pour
chaque catégorie de jeunes en situation difficile. Les mesures tendant au
renforcement de le réinsertion sociale des jeunes ou à l’amélioration du cadre
et des conditions de vie des jeunes en danger moral, adoptés doivent trouver une
accélération dans sa mise en œuvre.
-
pour le cas des jeunes désœuvrés ou réduits à l’oisiveté, à
encourager les initiatives qui incitent les jeunes diplômés au chômage à l‘autocréation
de l‘emploi ou celles qui suscitent chez ces derniers, le développement des
talents inventifs. Les initiatives de placements doivent également être boostées.
-
de réduire la masse de jeunes inoccupés qui constituent le
lit où se recrutent les délinquants potentiels, en appuyant et accompagnant ces
jeunes dans le domaine de l’auto emploi, … afin de renforcer leurs capacités.
-
à renforcer les actes d‘animation et de sensibilisation
pour le développement des talents créatifs susceptibles de susciter en eux
l‘espoir d‘un avenir digne voire exceptionnel.
-
à lutter pour l‘intérêt supérieur de l‘enfant, de la femme
considérée comme pilier de la famille en poursuivant les objectifs de
renforcement des actions relatives à la parenté responsable
-
de voir comment, par une approche participative
complémentaire, inciter l’ensemble des acteurs locaux à prendre en compte ou à
s‘approprier la question de la réinsertion sociale des femmes et des jeunes
parmi ses priorités comme moyen de prévention de la délinquance féminine et
juvénile.
Au regard de ces stratégies sectorielles qui sont loin d‘être
exhaustives, plusieurs objectifs spécifiques correspondant aux différentes
situations difficiles où à risque identifiées peuvent être :
-
L’offre d‘un cadre d’expression aux jeunes pour mieux
connaître leur difficultés et les impliquer dans la gestion de leurs problèmes ( exemple : centre d‘écoute de Messa créé par le MINAS et des partenaires
-
La conscientisation des jeunes sur les méfaits de
l’alcoolisme, de la drogue et d‘autres stupéfiants comme catalyseurs de la
violence ;
-
l’offre aux jeunes de la rue ou à la rue, d’autres
alternatives d’insertion sociale qui leur garantissent un avenir digne ;
-
L‘éducation des jeunes aux valeurs morales de citoyenneté
universelle( promotion des valeurs universelles tel que l’affection, le
dialogue, la responsabilité, …) ;
-
La promotion de la resocialisation des jeunes, notamment
dans les cas de conflits familiaux ( renforcement du rôle de la famille
traditionnelle comme premier cadre d’accueil et de socialisation des jeunes,
-
L‘offre d‘une assistance spécifique durable aux jeunes
victimes de maltraitance et d’abus divers ( jeunes exploités, prostitués,…) ;
-
La promotion de l‘appui à la resocialisation des jeunes en
conflit avec la loi (jeunes de prisons, jeunes sortant de prison …) ;
-
La promotion de la solidarité au niveau local par l‘appui
de tous les acteurs de proximité concernés pour la consolidation d’une culture
d’unité dans la diversité ;
-
La création de structures d’accueil accompagnée de mesures
de prise en charge sanitaire, alimentaire et éducative ;
-
La revalorisation des petits métiers porteurs et à basse
intensité capitalistique et la formation professionnelle gratuite à ces métiers
;
-
L’appui/accompagnement aux jeunes via l’octroi de bourses
aux meilleurs jeunes étudiants dépourvus, le placement des jeunes formés dans
les structures crédibles et le développement de l’auto emploi ;
-
La facilitation du retour des jeunes nouvellement poussés
ou arrivés à la rue dans leur unité habituelle de vie.
En effet, dans le contexte africain, l’enfant ou le jeune ou
la femme, n‘est pas toujours admis dans les instances où seuls siègent les
adultes, et souvent par sexe, en raison de son immaturité ou de sa
vulnérabilité.
Perspective compréhensible et compatible avec la conception
stratifiée et hiérarchisée de la famille et de la société africaine qui a pour
inconvénient majeur, de freiner dans le contexte actuel de modernité, le
développement intellectuel de l‘enfant ou de la femme, lequel peut se ressentir
durant son évolution, sur l‘adulte qu’il (elle) deviendra ou sur l’adulte qu’il
(elle) est.
Contexte qui, conjugué à la pauvreté, accroît au quotidien
l’importance de la couche des jeunes(filles et garçons) en situation difficile
dont la prise en charge doit être ciblée suivant leur situation individuelle.
Pour le cas des jeunes qui vivent déjà depuis longtemps dans
la rue, et qui ont rompus tous les liens sociaux, leur retrait immédiat de ce
milieu choisi risque de diminuer les chances de réinsertion de ces derniers qui
se sont déjà approprié la rue comme seul cadre de vie. Ici, nos actions doivent
consister à développer des petits métiers compatibles avec leurs milieux
d’affaires tels que, le portage dans les marchés ou gares, le lavage des
voitures dans les garderies, la surveillance des boutiques, … moyennant une
meilleure organisation sociale.
Les jeunes victimes de prostitution sont généralement des
jeunes filles mères ou analphabètes, issues des migrations rurales, ignorant
quelque peu les difficultés citadines, sans relation familiale certaine se
retrouvant face à elles-mêmes dans des conditions de vie précaires et d‘extrême
pauvreté et qui, fragilisées et diminuées, choisissent d’user de la prostitution
comme seul moyen de survie ou de contacts parfois malheureux.
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